A l’Ecole supérieure de commerce de Dijon, on s’interroge sur la drague de rue

Le TAFTA attendra

Le commentaire d’E&R Bourgogne suite à la parution de cet article du JSL:
Dijon : une expérience effarante sur le harcèlement de rue

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Le viol c’est pas bien, c’est « pas glop » comme pourrait le dire le petit Pifou. Cela étant, lutter efficacement contre ce phénomène passe-t-il par une opération de ce genre ? Se dévêtir au mois d’avril dans les rues de Dijon promet simplement de faire un buzz insignifiant sur le net, de donner envie à certains petits chacals de les retrouver sur FB et d’attraper un rhume ou une grippe.

Cherchent-elles un semblant de notoriété pour briller lors de certaines soirées ? À s’affirmer personnellement ? Nous n’avons pas les réponses.

 

Par contre, force est de constater que les cours l’ECS de Dijon semblent être réinvestis par certaines étudiantes à une sorte de « femmenisation ». Quel est le rapport direct avec l’économie ?

 

En étudiant les travaux de Clouscard, Proudhon, Cerise on trouve de nombreuses pistes. Notamment celle de détourner l’attention avec des sujets totalement communs alors que des enjeux beaucoup plus graves sont laissés de côté.

 

Ces étudiantes en économie ne connaissent très vraisemblablement pas le TAFTA qui touchera et détruira leur vie, ainsi que celle de leurs proches, alors que la probabilité de subir un viol est quasi nulle. Au fait, si les habits provocateurs expliquaient l’ensemble des viols, on aurait pu régler le problème depuis bien longtemps… D’ailleurs, est-ce que les femmes qui ont subi un viol valident une action aussi caricaturale ?

 

Cette opération de ces « femmens du pauvre » montre à quel point on manipule et déprave notre jeunesse avec une formation scolaire et universitaire qui donne de piètres résultats dans le monde réel.

 

Nous invitons donc cette jeunesse, avec toute notre sympathie, à rejoindre nos rangs pour saisir qui sont les réels prédateurs de ce XXIème siècle.

 

Nota bene:

Ne cherche-t-on pas, derrière cette « expérience », à renforcer l’amalgame entre l’agression sexuelle qu’est le viol et qui relève de la psychiatrie, et les réactions primaires du mâle excité par une fille en soutien-gorge et mini-jupe dans la rue ? D’ailleurs, la question posée : « Ma façon de m’habiller mérite-t-elle de me faire agresser? » illustre bien l’amalgame qu’on cherche à créer ici. Posons-nous donc la question suivante : qu’est-ce qui pousse une femme à s’habiller « sexy » ? (Terme révélateur s’il en est) Qu’on ne nous réponde pas une énième fois : « Mais si elle aime, elle a le droit ! ». Trêve de malhonnêteté intellectuelle. Une femme s’habille « sexy » pour qu’on le regarde, et si on va au fond des choses, pour qu’on la désire, sexuellement. Mais la capricieuse libertaire d’aujourd’hui voudrait en plus choisir qui elle excite, et comment ! Or, c’est une chose qu’on ne choisit pas. Et s’habiller en petite tenue en public, c’est accepter de livrer son corps aux yeux et donc au désir de toute sorte d’individus, avec toute sorte de réactions, du regard insistant à la main au cul. Mais pas de viol là-dedans. D’ailleurs, les personnes interrogées dans la rue le savent bien : le viol n’est pas à classer au rang des réactions qui dérangent ces donzelles. Cette démarche est une insulte aux victimes de viol.
Bref, en effet, nous ne pouvons que souhaiter à ces étudiantes en commerce de se recentrer sur des questions un tantinet plus importantes pour notre société, et de mettre de côté leur ego et leurs cuissots, qui n’intéressent qu’elles.

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